j'ai enfin la réponse.
Dans le quotidien SUD-OUEST je cite:
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Enfin un vrai aéroport:Pierre Verdet
C'est officiel : le 15 octobre, Mme Bernadette Chirac, flanquée du ministre des Transports, Dominique Perben, viendra procéder au lancement des travaux de terrassement du futur aéroport de
Brive-
Souillac dont l'ouverture est prévue pour la fin 2007. Le vieil aéroport de
Brive-Laroche, situé juste à l'entrée de la ville, sur la route de Bordeaux, va donc enfin fermer.
Un incroyable aérodrome au milieu d'une prairie où les avions rasent, à l'atterrissage ou au décollage, un centre commercial, un entrepôt pétrolier et les voitures circulant sur la nationale 89... Depuis plus de dix ans, les dérogations se succèdent pour autoriser les ATR 42 assurant les deux liaisons quotidiennes avec Paris-Orly à emprunter encore cette piste dangereuse.
«
Brive-Laroche cumule effectivement les handicaps et nous devions trouver une solution de remplacement, confirme Frédéric Soulier, le député UMP président du syndicat mixte. Mais ce qui ne devait être au départ qu'un simple déménagement s'est transformé peu à peu en aménagement du territoire. Notre projet a suivi l'évolution du marché. La piste, d'une longueur initialement prévue de 1 900 mètres, en fera 2 100 pour 45 mètres de largeur, ce qui permettra la pose de gros appareils. »
Une zone stratégique.
C'est sur un plateau quasi désertique, à la frontière des départements du
Lot, de la
Corrèze et de la
Dordogne, sur les communes de
Cressensac et Nespouls, à 20 kilomètres au sud de l'agglomération briviste, que le nouvel aéroport va pousser. Une zone stratégique puisque située au carrefour de ces trois départements et mettant des villes comme
Sarlat,
Cahors,
Souillac,
Figeac,
Brive, Tulle et Périgueux à moins de quarante-cinq minutes, parfois trente, du hall d'embarquement avec les autoroutes A 20 et A 89 (1).
« Ce portail aérien va permettre de développer les activités économiques et touristiques d'un territoire chevauchant trois départements mais aussi trois régions Limousin, Aquitaine, Midi-Pyrénées et quatre vallées
Lot,
Dordogne,
Corrèze, Vézère. Ce sera un formidable outil », s'enflamme Frédéric Soulier.
Ce positionnement géographique a également permis de faire cotiser de nombreux partenaires pour arriver à financer les 46 millions d'euros que vont coûter les travaux. Outre la communauté d'agglomération de
Brive, présidée par le sénateur-maire Bernard Murat, regroupant quinze communes (80 000 habitants), soit un tiers de la population du département, on retrouve dans le montage financier les Conseils généraux et régionaux déjà cités, plusieurs CCI, une Chambre d'agriculture et des villes voisines comme Terrasson aux côtés de l'Etat et de l'Europe.
La clientèle britannique.
L'aéroport de
Brive-
Souillac parviendra-t-il, pour autant, à trouver sa place dans un marché régional déjà bien fourni, même si celui de Périgueux-Bassillac vient de fermer ? « Il est prévu d'atteindre les 80 000 passagers dès la première année d'exploitation, les 100 000 la deuxième et d'arriver rapidement à une vitesse de croisière de 130 000 à 150 000 », précise Robert Rousseau, le directeur de cabinet de la communauté d'agglomération.
Pour atteindre ce trafic,
Brive-
Souillac devrait pouvoir compter, en plus de sa liaison régulière avec Paris-Orly, sur une ligne « low cost » vers l'Angleterre et une autre vers Lyon-Saint-Exupéry, pour profiter du hub, c'est-à-dire de la plate-forme aérienne offerte par ce dernier aéroport. Ici encore, on compte beaucoup sur la clientèle britannique déferlant sur le Sud-Ouest depuis quelques années. Mais celle-ci est déjà bien desservie par la compagnie Ryanair reliant Bergerac à l'ouest, Limoges au nord et Rodez au sud. Dans ces trois aéroports, le nombre de passagers dépasse les 200 000 par an, preuve que la demande est forte, principalement pour les vols low cost.
Brive-
Souillac devra donc trouver ses clients sur ce marché déjà encombré, mais en matière d'attraits touristiques pour les Britanniques, le moins que l'on puisse dire est que le territoire desservi par le futur aéroport ne manque pas d'atouts.
(1) C'est en 2008, soit l'année suivant l'ouverture de l'aéroport, que devrait être enfin ouvert le dernier tronçon de l'A 89 entre Thenon et Terrasson.
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Pierre Verdet