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Re: Liaison Multimodale Sud-Est

[toulouse.politique-urbaine]

Sujet : Re: Liaison Multimodale Sud-Est
Auteur : Joseph.Saint-Pierre (at) cict.fr (Joseph Saint Pierre)
Groupes : toulouse.politique-urbaine
Date : 31 Mar 2008, 16:58:36
Message-ID : <wuabkfaqjn.fsf@ondine.cict.fr>

serge <serge.potteck@free.fr> a écrit:

D'un cote on peut comprendre que l'UPS veuille rester maitre de son
espace ex-marécageux, et y voir des étudiants et des profs plutot que
des transiteux entre le métro et le gratte-ciel. Il y a derrière la
question de la protection des batiments, voire des questions de
responsabilité qui vont loin dans le juridique et dans le temps.

 Bonjour.

 Effectivement la majorité des personnels de l'université considèrent
que celle ci doit avoir la maîtrise de son territoire au nom de
son autonomie mais cette attitude entraine à mon avis certaines
difficultés et je fais partie de la minorité des universitaires opposés
à cette autonomie illusoire. Par exemple l'université ne pratique pas
la récupération des papiers et ne veut pas demander à la ville de
Toulouse de placer des bacs bleus comme dans le reste de la ville,
au nom de l'autonemie, mais le ramassage des ordures est effectué
par la ville de Toulouse, il n'y a que les bacs gris.
Les règles de circulation affichées aux entrées du campus ne sont
pas respectées, au nom de l'autonomie il semble que les policiers
ne viennent pas verbaliser les contrevenants; si l'autonomie
de l'université permet aux automobilistes se déplaçant dans
le campus de circuler sans respecter les limitations de vitesse,
les places de parking, les pistes cyclables, les passages piétons
j'estime que cette autonomie doit être modifiée.

 Au nom de son autonomie l'université a réfusé il y a déjà longtemps
qu'une station de métro soit installée au coeur du campus, elle refuse
qu'un autobus en site propre passe dans le campus mais elle a aussi
rejeté aux franges du campus les lignes qui y pénétraient. De 1975 à
1993 la ligne 2 avait son terminus devant le bâtiment administratif,
en un endroit qui est devenu accessible uniquement aux personnels
de l'université avec un badge.

 L'organisation de l'université favorise le déplacement en voiture
dans le campus et ce malgré les agenda 21, le Grenelle de l'environnement
et tous les discours sur le développement durable. Cela est d'autant plus
choquant que de très nombreux scientifiques du campus travaillent sur
des sujets plus ou moins directement liés au réchauffement climatique,
aux économies d'énergies etc...
 
De l'autre, ne voulant pas laisser passer une voie publique, la meme
fac perd de sa liberte car elle s'asphyxie de bagnolles, sacrifie de
vastes espaces en parking, non sans laisser sa partie basse
quasi-innaccessible et infestée de grenouilles précieuses.

 Je suis d'accord avec cette remarque mais ce sont d'autres amphibiens,
tritons et salamandres qui sont (ou étaient) menacés par la destruction
de la zone humide.

Ce qu'on ne réussit pas à faire est donc une artère qui, à la fois
relie le gratte-ciel et le métro (LMSE), et inerve la fac en privé. Ca
parait antagoniste. Mais non : l'artère pourrait etre située AU-DESSUS
du canal, assez haut pour laisser passer la lumière. Elle serait jolie
bien sur, toute décorée de géraniums, de pétunias tombants et de nids
à canards. Si jolie qu'on viendrait la voir du Japon en pédalo par le
pole fondu. Du cote Ouest il y aurait un véhicule automatique partant
du métro et acceptant les vélos, qui déservirait des artérioles
pédestres et cyclables vers la fac nettoyée de ses véhicules
pétaradants (l'air frais ne peut qu'inspirer les chercheurs en mal de
prix Nobel).

 Il me semble que l'idéal de certains universitaires consiste à pouvoir
garer leur 4x4 le plus près possible de leur bureau. Je ne crois pas à
une diminution forte du nombre des véhicules pétaradants dans un
avenir proche. Le schéma que vous décrivez ne correspond pas au
discours majoritaire des universitaires que je côtoie, l'usage
des transports en commun, des bicyclettes, de la marche à pieds
sont pour les gens immensément riches et privilégiés qui peuvent
se permettre de vivre en ville. Certains cllègues m'ont expliqué
que le centre ville de Toulouse est devenu totalement inacessible
depuis la piétonnisation de la rue Alsace...

De l'autre, il y aurait un tramway automatique, à voie unique et
sans arret sur cette partie, entre le gratte-ciel et le métro. Les
péniches et les pédalos japonais qui passeraient sous cet ouvrage
auraient droit à spectacle projeté sans son au plafond (au choix :
"new age", "Frankenstein", grenouilles précieuses, Mariza dans sa
salle de bain, rocade Ouest, réalisations subites de la mairie
l'année avant les élections). Tout cela serait financé par l'UNESCO,
ainsi assurée de trouver dans 200 ans au moins une réalisation
humaine digne d'etre élevée au rang de patrimoine de l'humanité.


 Je pense que vos réflexions ne pourraient pas être comprises par la
plupart des universitaires et surtout pas par les dirigeants de
l'université Paul Sabatier, le concept de patrimoine de l'humanité à
un rapport avec l'histoire et il s'agit d'une discipline qui n'a pas
sa place dans cette université, tout comme l'aménagement urbain, cela
s'étudie au Mirail mais pas dans une université scientifique,
technologique, médicale et sportive comme l'université Paul Sabatier.

 Mes oppositions avec la direction de l'université et la majorité des
univesitaires de Paul Sabatier sont fortes dans le domaine des
transports, de la circulation mais elles le sont encore plus sur liens
que les universités toulousaines devraient avoir entre elles, sur les
liens entre les disciplines, sur la place de l'histoire dans les
sciences etc...


Jean-Louis Charpenteau wrote:
Je ne partage pas complètement ton optimisme...;
N'oublions pas que l'Université P Sabatier reste franchement hostile
au passage d'un transport en commun sur son territoire. Ca peut
changer avec la prochaine élection d'un nouveau président mais rien
n'est encore sûr.

Pour ma part je trouve que la non desserte de la partie "basse" du
campus de P Sabatier par les TC est plus scandaleuse encore que
l'affaire des grenouilles ou du paysage du canal

 Il existe des relations entre tout cela, la protection des espèces
menacées est importante, tout comme la lutte contre le réchauffement
climatique. La dessete du campus est moi pour une manière de
contribuer localement à une baisse minime du dégagement de gaz
carbonique dans l'atmosphère.

 Très cordialement.

--
Joseph Saint Pierre
http://cict.fr/~stpierre


Date Sujet  Auteur
01.01.70 o