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Re: prolongement ligne B

[toulouse.politique-urbaine]

Sujet : Re: prolongement ligne B
Auteur : yann.marigo.nospam (at) nospam.laposte.com (Yann Marigo)
Groupes : toulouse.politique-urbaine
Date : 11 Sep 2009, 14:38:37
Message-ID : <h8dgce$spi$1@news.cict.fr>

Bonjour,
Cette discussion a démarré à propos du prolongement de la ligne B vers
Labège comme le sujet l'indique encore et certainement pas pour entrer
dans une discussion générale pour ou contre le métro. Qualifier toute
contestation du bien-fondé de ce prolongement de lubie anti-métro
relève d'un principe de discussion que je trouve critiquable. Même si
je me déplace essentiellement à pieds et utilise exceptionnellement le
métro je pense que celui-ci offre des avantages et cela ne m'emêpche
pas de contester la validité du proongement de la ligne B vers Labège
et surtout de considérer la campagne de publicité en faveur de ce
prolongement comme tendancieuse. Je suis prêt à argumenter en détail
pourquoi, à mon avis, la direction du Sud-Est n'est absolument pas
prioritaire pour une desserte en métro.

Vous remarquerez que j'ai cité Yves ... donc je ne qualifie pas toute
contestation mais celles basées uniquement sur des arguments comptables.


Les possibilités : Expliquez-moi comment effectuer un tracé de tram à
travers des quartiers comme Saint Michel en désenclavant Empalot, en
traversant la ligne sncf et la rocade, sans : raser la moitié du
quartier, supprimer les trottoirs ou les routes, toucher aux bâtiments
et façades classées ...

 Il est très fortement question de faire passer des tramways dans des
vois comme la grande rue Saint-Michel. Si les toulousains n'ont pas
voulu de tramways c'est en raison des voitures, moyen le plus simple
de faire passer un tramway dans une voie étant de diminuer l'espace
pour les voitures individuelles sans raser les quartiers. Le but
avoué du tramway est de réduire l'espace des voitures et de faire
diminuer la circulation automobile.

Là est la véritable question : doit-on entraver la circulation
automobile et espérer un report des usager vers le TC ou doit-on
proposer des TC généralisés pour faire en sorte que les gens ne prennent
pas puis, dans un second temps, ne renouvelle pas leur automobile ?

La première des solution a été appliquée à Paris durant 30 ans =>
totalement inefficace, la seconde l'est à Toulouse avec ces deux lignes
de métro => un franc succès. (Notez que je ne parle que de report
d'utilisation et non de rentabilité financière qui à mon avis n'entre
pas en ligne de compte)

Le métro toulousain a été en
grande partie conçu pour ne pas gêner les automobilistes et la
construction de la première ligne a même été accompagnée de la
construction de très nombreuses places de parkings dans le centre
ville (Jean-Jaurès, Saint-Georges, Saint-Étienne etc...)

Parkings payant et en centre ville => contre productifs car les
habitants du quartier se rendent compte qu'il leur coûte moins cher de
prendre leur voiture que de la laisser au garage et pour les autres un
espace de stationnement disponible...

 Ce qui a changé depuis cette époque est la crainte grandissante
liée au changement climatique, le protocole de Kyoto, la
prochaine conférence de Copenhague, le "Grenelle de l'environnement"
etc... La plupart des décideurs semblent convaincus qu'il faut
diminuer le dégagement de gaz à effet de serre en jouant sur divers
facteurs parmi lesquels figurent les transports. Les habitants
ont des comprtements différents et considérent très souvent que toute
restriction indirecte de l'usage de l'automobile est une atteinte
à des droits fondamentaux. La voiture individuelle reste le mode
de déplacement hégémonique dans l'agglomération toulousaine, la ligne B
a fait augmenter la part des transports en commun mais le nombre
global de déplacements en voiture augmente et les distances parcourues
augmentent et le problème de la réduction des dégagements de gaz
à effet de serre est toujours plus important.

Ce constat que je partage vous amène donc à penser qu'en obstruant les
axes du centre ville on va y changer quelque chose ...
Lire la fin de mon précédent message.

La construction : imaginez des années de travaux de surface avec rues
barrées, bruit, poussière, commerce inaccessibles ... Je passais 1 fois
par mois à  Orléan durant la construction du tram ... le chantier a
largement dévasté la ville durant 2 ans...


 Ce n'est pas dur d'imaginer il suffit de se déplacer dans Toulouse,
la ligne E de tramway est en construction à Toulouse.


Oui, beau m****r dans le quartier de Purpan ...

En gros, le tram se justifie sur des zones à densité moyenne sur
lesquelles il est possible d'aménager des axes de circulation n'entrant
pas en conflit avec ceux des automobiles et des trains.

 Je suis en désaccord, il faut installer des tramways et des autobus
pour réduire la circulation automobile.

Je pense qu'il vaut mieux que la décision vienne de l'usager qui aura
l'impression de faire un choix intelligent plutôt que de l'imposer et
s'exposer à une impression de dictature.

Par ailleurs les systèmes
permettant de faire circuler des tramways sur des lignes de train me
semblent très intéressants. Par ailleurs il me semblerait important
de relancer la cosntruction de ligne de chemins de fer à proximité
des villes. Dans la vallée de l'Hers il existe un espace réservé
depuis plus de 50 ans pour construire une ligne de chemin de fer
permettant d'éviter la gare Matabiau.

Pourquoi pas, mais je ne vois pas où vous voulez en venir.

Il pourrait aussi être utilisé pour des ceinturages concentriques :
remplacement de la ligne 1 ou ceinturage large de Toulouse (niveau périf
ou plus large)

La ligne 1 passe par des boulevards centraux et la mise en place
d'une ligne de tramway diminuerait immanquablement la place des voitures
mais cela correspond à des projets.


Réduirait sans exclure ... en comparaison avec le cas de l'avenue Saint
Michel ou celui de l'avenue Crampel, on ne bloquerait pas l'axe et on ne
raserait pas les arbres ...

 
Par ailleurs, pour en revenir aux problématiques locales,
l'agglomération toulousaine a un énorme potentiel de densification (il
faut reprivilégier le vertical plutot que l'horizontal)
A ce niveau par contre, je suis en total désaccord : je pense que la
densification n'est pas souhaitable car elle ruine la qualité de vie :
des immeubles comme ceux des allées Charles de Fitte sont une véritable
hérésie (18 étages, coursives interminables...). Paris est pratiquement
10 fois plus dense que Toulouse et c'est un supplice d'y vivre. Pourquoi
14 000 personnes arrivent chaque année à Toulouse ?

 Attention aux apparences les quartiers les plus denses n'ont pas
de hauts immeubles mais plutôt des maisons à 3 étages bien serrées
comme au centre ville, la densification envisagée par Jean-Luc Moudenc
était d'augmenter de quelques étages.

Je dis simplement qu'il faut veiller à ce que cela ne dénature pas la
ville en rasant tout ce quelle compte de vieille maisons pour les
remplacer par des immeubles sans charme.

 Mais ce que vous écrivez contient des erreurs une énorme contradiction
Vous confondez l'augmentation de la population et les migrations
et vous ne dénissez pas ce qu'est Toulouse. L'augmentation de
population de la ville entre 1999 et 2006 est inféieure à 7000 habitants
par an et une part importante de l'augmentation est due à l'accroissement
naturel c'est à dire à l'excès des naissances sur les décès.

Intra-muros ou agglomération ? Nous parlions biensûr de l'agglo.


 La contradiction réside dans l'attrait que Toulouse exerce
si l'accroissement observé depuis plus de 20 ans en le prolongeant
on arrive a une agglomération qui ne peut que s'étaler, c'est un
calcul élémentaire, l'aire urbaine s'étale sur 6 départements (Ariège,
Aude, Haute-Garonne, Gers, Tarn et Tarn-etGaronne) 2 régions (Midi-Pyrénées,
Languedoc-Roussillon) et les distances parcourues deviennent immenses.
Certains viennent à Toulouse pour vivre dans une région à faible
densité mais en venant il contribuent à soit augmenter cette densité
soit à se déplacer énormément.

C'est exactement ce que je disais. Il est donc primordial de casser le
modèle concentrique de l'agglomération et d'effectuer un re-noyautage
des ères extra-muros et intra-muros. Par exemple, les commerces de
proximité (boulangerie, primeurs, etc ...) présents dans le quartier
Busca - Saozelong se comptent sur les doigts.

De plus, ce n'est pas en doublant la population intra-muros que l'on
réglera quoi que ce soit : où vont les gens ? Les commerces => Portet,
Labège, Balma, Blagnac ; les emplois => toutes le ZA de périphérie ...

 Ce que vous écrivez n'est pas tout à fait vrai, il reste énormément
d'emplois à Toulouse, beaucoup d'habitants et les commerces de périphèrie
perdent de la clientèle, Carrefour ouvre de nombreux magasins en ville
Carrefour City ou Carrefour Market envisage même de réduire la
surface du magasin de Portet. Je vous suggère d'aller voir les
magasins du centre-ville le soir pour vous convaincre que tous les
toulousains ne vont pas faire leurs achats en périphérie.

Je n'ai pas dit tous ... mais une visite à Carrefour Portet et l'énorme
extension du centre commercial de Roques vous prouverons qu'il ne s'agit
que d'une part anecdotique même si elle est en augmentation (grâce au
changement d'acteurs : le remplacement du Champion avenue Saint Michel
par un Carrefour entraine une chute des prix)

Le véritable problème de Toulouse n'est pas sa densité mais sa
stratification : centre riche => quartiers aisés => quartiers populaires
=> rocade => zones commerciales et zones d'activité => banlieues

 Cette stratification est en partie juste mais je pense qu'il faudrait
nuancer les quartiers riches et populaires sont parfois
très proches, le centre ville n'est pas habité  seulement par des riches,
les étudiants y sont très nombreux et il y a des quartiers centraux
très "pauvres" comme Arnaud-Bernard, Saint-Aubin, Bayard, Matabiau.
Le quartier du Busca qui est considéré comme le plus bourgeois
jouxte le quartier Saint-Michel plus étudiants et est très proche d'Empalot

Il est vrai que c'était schématique mais l'idée est là.

Le véritable défi est donc le redéploiement des commerces et des
entreprises ainsi que la couverture des ZA et ZC non redéployables.
De là a penser qu'il faudrait faire payer cette couverture de TC aux
entreprises choisissant de s'installer à distance pour économiser
sur le terrain et les charges, il n'y a qu'un pas.

 Je suis d'accord avec vous sur ce point, mais le déssacord
sur la question du choix de transport est très profond. Je persiste
dans mon opposition au prolongement de ligne B vers Labège.

Je peux parfaitement comprendre que celui-ci ne vous parraisse pas
prioritaire. Mais en dehors des considérations de priorités budgétaires,
ce n'est pas non plus une mauvaise chose.


Cordialement,

--
@+ Yann


Date Sujet  Auteur
18.06.09 o prolongement ligne BJoseph Saint Pierre